
Harry Potter and the Goblet of Fire (Harry Potter et la coupe de feu) - Tome 4
article du 27 juillet
2003
GB - 2000
Auteur(s) : J. K. Rowlings
C’était en prévision de la lecture du numéro cinq, j’ai relu le numéro quatre. Histoire de me replonger dans le monde magique de Herry Potter avant de poursuivre la lecture de ses aventures. Et je ne regrette pas.
Inutile de dire que j’ai lu tous les autres avec grand bonheur. J’avais le souvenir du quatrième tome comme de celui qui l’avait le plus touché, et noté par là une progression constante dans l’intérêt de cette histoire qui a tant défrayé (et continue) la chronique. Jouons cartes sur table, je suis de toutes façons une fan de Harry Potter. Simplement je crois, parce que je suis épatée de la faculté qu’a J.K. Rowlings à raconter une histoire.
NARRATION : étant donné que je n’ai jamais "critiqué" les autres tomes de Harry Potter sur le Bond Public, il est temps que j’essaie de dire ce qui me plaît dans ces romans. Tout d’abord, je ne trouve pas que J.K. Rowlings soit un écrivain..hmmm, comment l’exprimer ? littéraire. Le mot est idiot, mais ce que je tente laborieusement de dire, c’est que son écriture n’est pas de celle qui vous laisse pantois à la beauté des mots ou des tournures de phrases. Non, ce qui laisse pantois chez J.K. Rowlings, est plus diffus. Son imagination, sa faculté de transgresser les frontières du monde qui nous entoure pour en créer un autre, parallèle, et qui tient la route. Des règles exhaustives du Quidditch, aux titres des livres qui peuplent la bibliothèque de Hogwarts (Pouddlard en français, je crois), elle a réussi à tisser un monde, sinon à la Tolkien, au moins crédible de A à Z. Crédible s’entend dans le sens où hormis le fait qu’il est magique, il pourrait très bien être le nôtre. Et là, je ne peux que lui tirer mon chapeau. Elle a l’art du conteur, qui sait captiver les audiences.
HISTOIRE ET PERSONNAGES :Le quatrième tome de Harry Potter est à mon avis le plus abouti, mais finalement est le résultat d’une progression constante, à la fois dans la complexité de l’histoire et dans la psychologie des personnages. "HP and the Goblet of Fire" se passe au bord de l’adolescence, et l’on y retrouve les rivalités simples et si vraies des cours de collège. Plus dur que les précédents, (bien que les passages à Azkaban dans le précédent tome ne soit pas exactement très "rigolos"), ce tome pousse l’intérêt plus loin encore. Bien sûr, l’histoire est toujours assez "manichéenne", bien d’un côté, mal de l’autre, mais justement, le quatrième tome introduit un peu de demi-teinte, où certains des personnages ne sont plus tout l’un ou tout l’autre. J’en suis même venue à douter de Dumbledore, c’est vous dire. Les bagarres constantes entre Ron et Hermione relatent bien la difficulté d’être adolescent. La croisade avortée de Hermione pour la libération des Elfes de Maison, ou la réaction de tous face à la révélation concernant le passé d’Hagrid, introduisent un petit semblant de conscience politique...
On pourrait certainement recenser tout plein de petits bouts qui permettraient de fonder une critique poussée, et donneraient certainement à des critiques plus avertis que moi de quoi nourrir leur plume. Je ne retiendrai qu’une seule chose, Harry Potter aura su me faire passer des moments excellents. J’ai pleuré (un peu) j’ai rit (surtout).. ;je suis bon(d) public, et j’ai aimé. |