
Vacances romaines (Roman Holiday)
article du 10 juin
2003 USA - 1953
Réalisation : William Wyler
Avec : Audrey Hepburn (Princesse Anne / Anya), Gregory Peck (Joe Bradley), Eddie Albert (Irving Radovich)
D’abord, bien sûr, il y a Rome. Dont je suis de toutes façons éperdument et éternellement amoureuse. Même si la Rome que l’on décrit dans ce film là est passée au filtre d’Hollywood, ne serait-ce que pour elle, ce film mérite d’être vu.
Bien sûr on y est en touriste, mais c’est ainsi que la Princesse Anne découvre la ville, et la vie. Une touriste comme les autres, qui s’attable à la terrasse des cafés et fait les quatre-cents coups dans les rues de la ville.
SCENARIO : Histoire sans détour. Une princesse qui s’ennuie, un petit coup du sort, et la voilà incognito dans les rues de la ville, découvrant Rome et son éternité, mais aussi et surtout la liberté. On reste sur un scénario classique dans les années cinquante, exploité et ré-exploité, de l’homme quelque peu cynique peu à peu vaincu par le charme et l’innocence de la belle ingénue. Soit. Je dirai que de ce point de vue ce film ne tire pas plus que d’autres son épingle du jeu, sauf peut-être à la fin, un peu inattendue pour Hollywood et ses contes de fées.
ACTEURS/PERSONNAGES : Je ne suis pas une vraie fan d’Audrey Hepburn, et si j’ai un faible pour My Fair Lady, c’est plutôt pour le chant (dont elle n’est pas responsable) que pour l’interprétation. Mais je dois reconnaître qu’elle campe l’ingénue à merveille. Du moment où elle se réveille sur son banc (pour mieux se rendormir dans le lit de Grégory Peck) à la scène finale où, régale, elle reçoit la presse en princesse, elle est parfaite pour le rôle. Gregory Peck quant à lui est un peu trop "beau" pour être cynique, et il tombe bien trop vite dans le panneau pour qu’on puisse imaginer un instant qu’il va publier son article. J’aurais sans doute apprécié un tout petit peu plus de méchanceté, ou tout au moins un accolyte (Eddie Albert parfait en photographe incognito) plus dur et plus vindicatif. Reste que le tout se tient, et que le trio infernal est crédible.
REALISATION : Rythmée, elle donne le ton du film, une journée endiablée. On regrette d’ailleurs la traduction au pluriel du "holiday" anglais, qui donne bien l’idée de l’éphémère. Pas de vraie surprises, pas non plus de vraies déceptions. Une scène d’anthologie quand même, celle de la soirée sur l’eau, qui finit en baston.
L’un dans l’autre, un film agréable et drôle, sans prétention à mon avis, mais qui fait passer une bonne soirée, de celles dont le bon(d) public que je suis se nourrit.
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