puce articleLa Mélodie du bonheur (The Sound of Music)
article du 3 juin 2003

USA - 1965
Réalisation : Robert Wise, on a score by Rodgers and Hammerstein
Avec : Julie Andrews (Maria), Christopher Plummer (Capt. Georg von Trapp), Eleanor Parker (Baroness Elsa Schraeder), Richard Haydn (Max Detweiler),Peggy Wood (Mother Abbess), Charmian Carr (Liesl), Heather Menzies (Louisa), Nicholas Hammond (Friedrich), Duane Chase (Kurt), Angela Cartwright (Brigitta), Debbie Turner (Marta), Kym Karath (Gretl).

Il est presque étrange de retrouver dans la rubrique "derniers ressorts" un film qui m’accompagne depuis plus de 15 ans, sans mentionner le fait que ce même film en a plus de trente.

Que dire. J’avais un peu peur en regardant ce film pour la... Nième fois ( ?), simplement parce qu’il m’est arrivé auparavant de revoir des films que j’ai aimé et de ne plus y retrouver ce qui m’avait fait les apprécier au départ. Eh bien, croyez-le ou non, La mélodie du bonheur (souffrant encore une fois des affres de la traduction titresque) a résisté au temps.

Bien sûr, on ne le regarde pas à trente ans comme on l’a regardé à quinze...quoique.

SCENARIO : Le scenario est simplissime, tiré d’une histoire vraie, bien sûr romancée à la Hollywoodienne. Une femme, un homme, des enfants, de la musique... Il tire parti de la tradition musicale Von Trapp et s’attelle à dénoncer, bien que seulement en partie et de façon succinte, le ralliement de l’Autriche à l’Allemagne nazie par l’Anschluss. On doit certainement pouvoir disserter sur le sujet pendant longtemps. Bref. Histoire de musique et d’amour, la Mélodie du bonheur est avant tout une comédie musicale, où les chansons en toile de fond illustrent l’évolution des personnages et des sentiments.

DECORS : Tourné en Autriche, à Salzburg et dans ses environs, La mélodie du bonheur donne à voir de superbes paysages, et déroute quelque peu le touriste averti, en mélangeant plusieurs hauts lieux salzbourgeois dans une même scène. Quand on a vécu à Salzburg, c’est une gageure que de comprendre comment la maison Von Trapp peut avoir la façade du Château de Hellbrunn, et l’arrière du Château de Leopoldskron... situés à quelques kilomètres l’un de l’autre... bah... artifices hollywoodiens, magie du cinéma etc.

REALISATION : Si j’ai bien tout compris, La mélodie du bonheur était au départ une comédie musicale à Broadway, le défi consistait donc à intégrer la musique dans un film. Défi que je considère comme relevé. De la première image (magnifique) où Maria chante son amour des montagnes (hills...hmmm, c’est plutôt collines, inconnu en Autriche ;-) ) à la dernière, la musique accompagne l’histoire des Von Trapp avec succès, illustrant la conquête simple à laquelle se livre Maria à l’encontre des enfants et de leur père.

ACTEURS : La voix de Julie Andrews... 4 octaves et cet accent anglais incomparable. Passant de l’air mutin de la gouvernante en devenir à la femme responsable (j’ai été frappée pour la première fois du changement de "ton" appliqué au personnage de Maria entre le début et la fin du film) Julie Andrews prouve qu’elle est une excellente actrice. Talent qui certainement est un peu perdu dans la grosse machine à rêves, mais que l’on retrouvera dans Victor Victoria tout en finesse. Je passe sur Christopher Plummer que je trouve "normal". Eleanor Parker en baronne flouée est plutôt crédible, et Richard Haydn en Max insouciant et vénal tire son épingle du jeu. Reste la voix de Julie Andrews...

MUSIQUE : Alors là... c’est à ce stade je crois que se déchaîne ma fibre bon(d) public. Remettons dans le contexte. J’avais quinze ans et des poussières, et j’allais à l’école en chantant sur le chemin..."I have confidence in sunshine, I have confidence in rain, I have confidence that spring will come again, besides which you see, I have confidence in me !". Je rêvais d’un grand voyage, de nouveaux horizons...et j’avais besoin de ça. De mes "favourite things", de "confiance en moi", de "hills alive with the sound of music". Revoir ce film a remué en moi tous ces sentiments de possible, et je me suis surprise en train de chanter à tue-tête (je demande pardon à mes voisins). S’il y a une seule chose pour laquelle ce film doit être vu, c’est pour la force qu’il dégage, dont la musique est l’instrument principal.

Je me rends compte, au fil de ces chroniques, que j’ai parfois un peu "honte" d’être bon(d) public, ce qui est sans doute la raison de départ de l’existence de ce site. Mais là, tant pis, sans analyse, juste avec le coeur, je dis... ce film mérite un ressort d’or. Après tout, un film qui vous touche à quinze ans, et au moins aussi fort à trente, doit avoir un pouvoir un peu spécial, non ?




Résumé : Maria est postulante dans un couvent, où elle ne semble pas trouver sa place. Elle est envoyée chez le Capitaine Von Trapp comme gouvernante pour s’occuper de ses sept enfants. Musique...
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