
Arrête-moi si tu peux (Catch Me if You Can)
article du 17 février
2003 USA - 2003
Réalisation : Steven Spielberg
Avec : Leonardo di Caprio (Frank Abagnale Jr), Tom Hanks (Carl Hanratty), Christopher Walken (Frank Abagnale Sr.), Nathalie Baye (Paula Abagnale)
Il faut avouer que l’histoire est assez intéressante pour que l’on n’ait pas peur de se tromper en la mettant en scène. Captivant, cet hommage à un homme dont l’immoralité est finalement récompensée...
SCENARIO : L’histoire est à la fois tellement incroyable et tellement simple, que l’on ne peut s’empêcher d’y être entraîné. Outre le fait qu’elle fait un excellent film policier-road movie haletant, elle m’a obligée à me poser une question qui me tarabuste encore...qui a vraiment pâti de la cavale de Frank Jr. ? Amorale en diable cette histoire, qui finalement se finit plutôt "bien"...
ACTEURS : Un Leonardo di Caprio impeccable en jeune fou prêt à tout. Il donne au personnage de Frank Jr. une candeur sans limite, et du coup en fait une victime plutôt qu’un malfrat, ce qui contribue fortement à l’"immoralité" (est-ce que le mot amoralité existe ?) du film. On lui donnerait, je l’avoue, le Bon Dieu sans confession, et sans y regarder à deux fois. Christopher Walken est parfait en père un peu tordu, qui sans jamais le dire en si peu de mots, est fier de son rejeton et de son succès, sans pour autant parâitre plus dupe que ça, et en gardant la dignité nécessaire à un père qui veut se faire respecter. Tom Hanks en agent fatigué mais coriace est lui aussi parfait. Une belle brochette d’acteurs et de belles performances.
REALISATION : je ne sais pas trop si on doit à la réalisation ou au scénario l’efficacité de ce film. Allez, donnons à Steven Spielberg le bénéfice du doute. Pas de temps mort, pas d’essoufflement, le film est fluide et la direction d’acteurs (ou les acteurs ?) impeccable. Allez, je pousse juste la critique pour la forme, je n’ai rien compris au début du film, qui n’a à mon avis absolument aucun intérêt. Trois minutes qui n’auraient jamais dû passer le cap des ciseaux du monteur.
GENERIQUE : Allez, juste un cocorico pour le générique d’entrée, dont le design a été imaginé par Olivier Kuntzel et Florence Deygas, animateurs français. Il est extraordinaire. N’arrivez pas une seconde en retard !
En gros comme en détail, "Arrête-moi si tu peux" est un film sans tache et sans fioriture, juste taillé comme il le faut. On en sort souriant, avec ce petit questionnement qui taraude...tout cela est-il bien moral ? Un sourire en coin, une pirouette et puis l’excuse...après tout, je suis bon(d) public. ;-)
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