
Le tombeau des lucioles (Hotaru no haka)
article du 23 décembre
2002 Japon - 1988
Réalisation : Isao Takahata
Avec : Seita, Setsuko
Après Ninotchka, deuxième film à accéder au panthéon des ressorts d’or. Le tombeau des lucioles est tout simplement l’un des dessins animés, voire l’un des films les plus magnifiques qu’il m’ait été donné de voir en trente ans.
Les mots me manquent pour parler de ce film incroyable. Incroyable de par l’émotion intense qu’il dégage, de par sa vérité, sa simplicité et sa douceur. Je vais tenter, au rique d’abîmer ce que je place au rang de chef d’oeuvre.
SCENARIO : Un scenario somme toute très simple, l’histoire d’un jeune garçon et de sa soeur dans le Japon en guerre. Lui est adolescent, aurait voulu s’engager, mais se retrouve seul à s’occuper de sa soeur de quatre ans, une gamine pleine de vie et de joie, qui ne comprend pas vraiment ce qui se passe. On a envie de serrer ces enfants dans ses bras, on a envie de prendre Seta par les épaules et de le secouer pour lui dire de travailler, de trouver un moyen de s’en sortir, et en même temps, on ne peut que le comprendre, qui essaie de donner à sa soeur l’illusion du bonheur. Un scenario tout en émotion, d’une finesse incroyable, un scenario en or. Plus jamais je ne regarderai les lucioles de la même façon.
DESSIN : On retrouve la patte si familière des dessins animés de notre enfance. Grands yeux ouverts sur le monde, traits simples et épurés, couleurs vives et gaies. Je n’aurais jamais imaginé que l’on puisse avec ce style de dessins faire passer l’horreur, la guerre ou la maladie avec tant de réalisme. Setsuko vit sous nos yeux, et son histoire est d’autant plus vraie qu’elle n’est qu’une petite fille de papier...
Le tombeau des lucioles est un chef d’oeuvre, et cela n’a rien à voir avec le fait que je sois bon(d) public.
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