puce articleMinority Report
article du 16 novembre 2002

USA - 2002
Réalisation : Steven Spielberg
Avec : Tom Cruise (John Anderton), Kathryn Morris (Lara Anderton), Colin Farrell (Ed Witwer), Samantha Morton (Agatha), Max von Sydow (Lamar Burgess)

Le meilleur fim de Spielberg, dit l’accroche. Je n’irai pas jusque là car E.T. reste un morceau d’anthologie. Mais je dois avouer qu’après A.I., que je considère comme le film le plus nul de cette décénnie, Miinority Report est une bonne surprise côté Spielberg.

SCENARIO : L’idée est assez géniale. Une société où le crime est erradiqué avant d’avoir eu lieu, il fallait y penser. Et le traitement de cette même idée est extrêmement bien mené. Passée la première surprise, on est assez vite emporté dans un tourbillon de questions qui elles aussi tout à coup assaillent John Anderton. Comment peut-on punir s’il n’y a pas "encore" eu crime ? Quelle place est laissé au libre arbitre du "futur" tueur, qui pourrait bien, dans la dernière seconde avant que l’unité précrime intervienne, changer d’avis. Scenario bien ficelé. J’ai beaucoup apprécié la réflexion menée sur le libre arbitre et le pouvoir du choix.

REALISATION La mise en scène, extrêmement bien rythmée, ne nous laisse pas le temps de douter de la validité du postulat de base, ce qui permet de suivre la démarche intellectuelle de John Anderton sans jamais le précéder. On est intégré à l’histoire en étant un peu plus que simple spectateur.

ACTEURS : Tom Cruise porte le film, et le porte bien. Il incarne un John Anderton crédible, partagé entre la douleur qui le ronge de n’avoir pu empêcher la disparition de son fils et son besoin de vengeance, qui en fait un justicier sans reproche. J’ai peut-être un peu regretté l’omniprésence de Tom Cruise, qui finalement laisse peu de place à ses compagnons. Collin Farrel, en Ed Witwer à la recherche de la vérité, aurait mérité un peu plus de place, ainsi que Max Von Sydow, dont le personnage est finalement l’épicentre de l’histoire.

DECORS/EFFETS SPECIAUX : Alors là, je ne peux qu’applaudir des deux mains. Le monde mis en scène par Spielberg est criant de réalité, un mélange équilibré entre scènes de notre quotidien et imaginaire futuriste. Et chapeau bas aux décors du QG de la Précrime. L’écran de visualisation des crimes et son mode de fonctionnement en font un théâtre de chorégraphies fluides et magnifiques qui illustrent bien la fluidité du film dans son entier.

Un excellent film qui, tout en délivrant un message intéressant, ne perd pas ni en rythme ni en esthétisme. J’ai beau être bon(d) public, je pense que vous apprécierez.




Résumé : Washington, 2054. La ville la moins sûre des Etats-Unis est devenue la plus sûre, grâce à un système "pre-crime" sophistiqué, basé sur les visions de trois "pre-cog(nitives)", personnages réduits à l’état de robots extra-lucides qui prédisent les meurtres et permettent à l’unité spéciale pre-crime d’intervenir avant que les meurtres aient lieu. John Anderton, chef de cette unité spéciale, voit un jour apparaître sur l’écran de visualisation des meurtres futurs sa propre image, en train d’assassiner un homme qu’il ne connaît pas. Il se lance alors dans une course effrenée afin de tenter de découvrir le pourquoi de cette vision, avec ses propres troupes à ses trousses.
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