
Et si c’était vrai
article du 25 juillet
2002
France - 2000
Auteur(s) : Marc Lévy
Top chrono une journée. Une heure de métro, trois heures grapillées ça et là et emballé c’est pesé, l’histoire est déjà finie.
Je viens de passer deux semaines à lire Rouge Brésil, à me plonger dans les religions et l’histoire, avec vocabulaire digne de ce nom et histoire réfléchie et posée. Voilà que je me mets à Et si c’était vrai et hop ! c’est déjà du passé.
L’HISTOIRE : C’est une histoire typique bon(d) public. Entre Sulitzer, Mary Higgins Clark et Erich Segal, bref un bouquin à dévorer en quatre heures maxi.
Collection best seller, cela veut tout dire. Marketé à mort apparemment, succès mondial, et je comprends pourquoi.
LES PERSONNAGES : Moi, bien sûr, j’ai aimé. Tout y est. L’homme parfait, la femme parfaite, les bons sentiments, le soupçon de fantastique, l’humour, les grandes théories genre dicton du jour... bref, le cocktail idéal pour avoir envie de tourner les pages et ne pas s’arrêter.
J’épouse Arthur demain (il est génial cet homme), je veux bien Lauren comme copine, Paul comme meilleur ami, et j’adopte même Keli, le chien bâtard, mi épagneul mi-labrador, et je prend George le policier comme oncle. Sans compter que je veux bien la maison sur la plage et l’appart qui donne sur le Golden Gate.
Trêve de plaisanteries. Un roman à la Ghost (j’ai adoré le film soit dit en passant), un moment de détente, quelques phrases qui font réfléchir deux minutes. Je trouve assez fort d’arriver avec si peu à émouvoir juste assez pour qu’on ait eu l’impression de passer un excellent moment. Ce bouquin, il est chouette. Pas grand, pas extraordinaire, pas littéraire. Juste chouette. Et là, c’est sûr, c’est mon côté bon(d) public. |