
The Fourth Hand (La quatrième main)
article du 23 juin
2002
USA - 2001
Auteur(s) : John Irving
J’ai lu il y a très longtemps "Le monde selon Garp", et j’en ai gardé le souvenir vague d’un bouquin que j’avais apprécié. On dira que les voyages servent à quelque chose, puisque à l’instar du "Testament", j’ai acheté The Fourth Hand dans une gare. Ou un aéroport. Bref, je me suis dit qu’il était temps que je lise un John Irving, histoire de voir ce que ça donnait.
Conclusion...ce type a une imagination débordante. L’idée de départ, un homme perd sa main qui est dévorée par un lion, est à peu près normale. Mais lorsque l’on arrive au coeur du roman, qui est centré sur la main qu’on lui greffe, je dois admettre qu’il fallait y penser. Demander un droit de visite à la main de son mari défunt n’est certainement pas une idée qui viendrait à toutes les veuves.
Bref. La quatrième main est le parcours initiatique d’un homme qui à cause - ou grâce - à la perte de sa main, va voir sa vie changer petit à petit.
L’écriture de John Irving est sans surprise. Un style assez simple, parfois un peu confus, comme l’histoire qu’il raconte. J’ai parfois regretté l’omniprésence du narrateur, qui tout à coup disparaît pour laisser place à ses personnages.
Les personnages sont intéressants. Pas forcément Patrick, mais surtout les femmes qui l’entourent, l’aiment, le haïssent ou le convoitent. Doris Clausen (la veuve) tout particulièrement.
On trouve, au delà de l’histoire principale, une critique du système journalistique télévisé, mais qui finalement n’est pas poussée jusqu’au bout. Peut-être est-ce dû à la "molesse" voulue du personnage de Wallingford, qui finalement profite du système.
Un roman intéressant, mais qui n’offre un intérêt "littéraire" que limité. Un bon moment de détente. Rappelez-vous, je suis bon(d) public. |