puce articleHollywood Ending
article du 23 juin 2002

USA - 2002
Réalisation : Woody Allen
Avec : Woody Allen (Val Waxman), Tea Leoni (Ellie), Treat Williams (Hal), Debra Messing (Lori), Mark Rydell (Al Hacks)

Comme tous les Woody Allen, c’est un Woody Allen.

Tiens d’ailleurs, vous avez remarqué comme on dit "Un Woody Allen", et pas "Un film de Woody Allen" ? Comme on dit un Spielberg, ou un Truffaut.

Donc en gros, on sait à quoi s’attendre lorsqu’on va voir un Woody Allen. Ce qui a ses bons et ses mauvais côtés.


Les bons côtés : Woody allen, on aime ou on n’aime pas. A priori, si on aime, on aimera toujours, si on n’aime pas, on n’aimera jamais. Mais comme tous les a priori, celui-ci peut bien être faux. Disons que le bon côté de Woody Allen tel que je l’entends, c’est qu’il me fait rire, qu’il a des dialogues à se faire péter le cerveau et que sa tête de Woody Allen est toujours aussi à mourir de rire.

Les mauvais côtés : Ben Woody Allen, c’est un peu toujours la même chose.

Passons donc à ce Woody Allen là.

REALISATION : A la Woody Allen. Rapide, fluide, qui donne la part belle à Woody Allen.

DECORS : Ca se passe de nos jours, mais on arrive parfois à se demander si on n’est pas dans les années cinquante, qui est quand même l’époque privilégiée du réalisateur. Tons roux et dorés, vielles suites dans grands hôtels, décors de plateaux qui obligent à revenir dans les années cinquante, puisque pour le coup, le film dans le film date de ce temps là. On pourrait très bien imaginer le film en noir et blanc.

MUSIQUE : La culture Jazz de Woody Allen m’étonnera toujours, et la musique aide à rendre cette atmosphère fifties qui fait le charme du film. J’aime.

SCENARIO : Il colle bien au titre. Sans prétention, l’histoire est simple, et se finit bien.

ACTEURS : Téa Leoni est parfaite dans son rôle de productrice hyperactive et stressée, honnête et intègre jusqu’à ce que... les circonstances l’obligent à revoir sa copie. J’ai tout particulièrement apprécié Mark Rydell, qui campe un agent prêt à tout pour remettre sur les rails son réalisateur et ami, bien que l’on se doute qu’il a derrière la tête de gagner de l’argent et c’est tout. Il donne à son personnage la bonhommie factice et l’âme calculatrice nécessaire. Woody Allen est....Woody Allen.

DIALOGUES Peut-on parler d’un film de Woody Allen sans aborder les dialogues ? Il faut, comme d’habitude, avoir le cerveau en TGV pour suivre à la trace tous les jeux de mots et autres références explicites ou implicites. Un tourbillon de paroles, avec une critique acerbe du cinéma hollywoodien mené par le billet vert. J’accorde évidemment une mention spéciale à la tirade de fin :

Val : Here I am a bum, there I am a genius. Thank God the French exist !

...que j’interprète quant à moi comme un beau compliment doublé d’un beau foutage de gueule à l’égard du public français...Mais nous, ça nous fait rigoler, pas vrai ? ;-)

Donc, un bon moment, de belles tranches et même tronches de rigolade. Mais souvenez-vous, je suis bon(d) public.




Résumé : Val Waxman, réalisateur sur la touche, se voit confier un projet de film à gros budget par son ex-femme Ellie. Au tout début du tournage, il perd la vue...
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