
Au nom d’Anna (Keeping The Faith)
article du 14 septembre
2004 vu (ou revu)
le 8 février 2004 USA - 2000
Réalisation : Edward Norton
Avec : Ben Stiller (Rabbi Jake Schram), Edward Norton (Father Brian Finn), Jenna Elfman (Anna Riley), Anne Bancroft (Ruth Schram), Eli Wallach (Rabbi Ben Lewis), Ron Rifkin (Larry Friedman).
Bon, comme d’habitude, je suis atterrée par la traduction incroyable de Keeping the Faith qui tout à coup devient Au nom d’Anna, étrange traduction s’il en est. L’original (Garder la foi - ?-)traduit bien la difficulté des deux protagonistes à faire coincider leur foi et leurs sentiments pour Anna.
SCENARIO : Histoire d’amitié qui se transforme en histoire d’amour, rien de très original au départ. Le scénario cependant fonctionne plutôt bien. L’histoire est concrète et crédible, avec juste ce qu’il faut de rebondissements et de temps morts pour être équilibrée. Les dialogues sonnent juste et les "happenings", s’ils frisent parfois l’incroyable spectaculaire (témoin l’arrivée intempestive du groupe de gospel dans la synagogue...) sont ancrés dans une logique narrative qui vient soutenir les personnages.
PERSONNAGES : Car ce sont en fait les personnages qui sont le coeur de ce film.
 Affiche anglaise Trois amis, une histoire compliquée.
Les protagonistes principaux, sont tous trois interprétés à merveille. Edward Norton et Ben Stiller sont crédibles dans leur recherche d’un meilleur moyen de partager leur foi, et dans leur désarroi face à Jenna Elfman et aux sentiments qu’elle leur inspire. Jenna Elfman quant à elle, dans son rôle de business woman troublée, est efficace et vraissemblable. Mention spéciale à Anne Bancroft en mère juive implacable au coeur tendre, et surtout à Brian George pour sa courte mais excellente performance en barman à l’oreille attentive. Avec bien sûr sa tirade, que je ne traduirai pas parce que j’ai la flemme : "May those who love us, love us. Those who don’t love us, may God turn their heart, and if he cannot turn their heart, may he turn their ankles so that we may know them by their limping." Ne serait-ce que pour cette tirade, le film vaut la peine d’être vu.
L’un dans l’autre, encore un film qui confirme ma tendance indécrottable de bon(d) public. Ni fabuleux, ni nul, juste bien.
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