
Nuits blanches à Seattle (Sleepless in Seattle)
article du 3 mars
2004 vu (ou revu)
le 7 janvier 2003 USA - 1993
Réalisation : Nora Ephron
Avec : Tom Hanks (Sam Baldwin), Meg Ryan (Annie Reed), Bill Pullman (Walter), Ross Malinger (Jonah Baldwin), Gaby Hoffmann (Jessica)
Ce film a dix ans. Je m’étonne encore une fois du temps qui passe et des sentiments qui restent. J’ai dû voir ce film à sa sortie, ou presque, le revoir a réveillé certainement des sentiments d’alors. Ou bien se pourrait-il que je n’aie pas changé ?
SCENARIO : Histoires incroyables d’Hollywood, nous voici. N’avez-vous jamais eu envie de rencontrer quelqu’un simplement parce que les trois mots qu’il a prononcés au détour des ondes vous ont touché ? Moi si. Du coup,l’histoire en devient presque plausible. On aurait bien sûr pu imaginer douze fins plus crédibles, mais que serait le cinéma sans le happy-end ? Donc, un scénario pas si mal ficelé, surtout pas les personnages qu’il met en scène. Car si l’histoire est peu plausible, les personnages eux, le sont, et les dialogues, plutôt drôles et tendres, rattrappent le tout.
PERSONNAGES/ACTEURS : C’était quoi ? Les débuts du duo de choc, revisité depuis. Bon. Tom Hanks se sort plutôt bien de son rôle d’homme dévasté par la mort de sa femme, de père aimant et surtout d’homme qui ne croit plus en l’amour, ou plutôt, qui y a si bien cru qu’il est sûr de ne pas le retrouver. Meg Ryan, journaliste un peu trop curieuse, évolue plutôt bien du stade de fiancée (à un autre) hyperactive en romantique éperdue à la recherche de l’âme soeur. Mais mon chapeau revient à Jonah (Ross Malinger) et sa copine Jessica (Gaby Hoffman), qui donnent le vrai ton du film. Drôles, têtus, plus mûrs que leur âge et cependant bien dans leur âge, ils sont le rayon de soleil qui rend le film si gai, et finalement si vrai. Qui d’autre qu’un gamin de sept ans pouvait entreprendre de traverser le pays pour les beaux yeux d’une mère potentielle ?
Allez, le bon(d) public a encore frappé. Il est chouette, ce film du samedi soir.
|