
The Philadelphia Story (Indiscrétion)
article du 3 mai
2004 vu (ou revu)
le 6 janvier 2004 USA 1940
Réalisation : George Cukor
Avec : Katharine Hepburn (Tracy Lord), Cary Grant (Dexter Haven), James Stewart (Mike Connor), Ruth Hussey (Elizabeth Imbrie), Roland Young (Oncle Willie), John Howard (George Kittredge), Henry Daniell (Sidney Kidd), Virginia Weidler (Dinah Lord), Mary Nash (Margaret Lord)
Voir ou revoir, telle est la question. Ce film a plus de 60 ans, et garde une fraîcheur intacte et bénéfique. Je n’imagine pas que l’on puisse rester insensible à l’alchimie dégagée par le cocktail Hepburn, Stewart et Grant...
SCENARIO : Echeveau compliqué de relations humaines, le scenario tient le spectateur en haleine jusqu’au dernier plan. Le film se déroule sur une journée (et une nuit), la veille du mariage de Tracy Lord. L’évolution dramatique n’en est que plus forte et concise. Grâce à un rythme soutenu, à des dialogues à la fois percutants et drôles, à des situations menées avec précision et brio, le scénario est une études de moeurs en forme d’imbroglio romantique, qui donne la part belle à des personnages hauts en couleurs.
ACTEURS/PERSONNAGES : L’association des trois "géants" (Hepburn, Grant et Stewart)
Grant, Hepburn, Stewart et Hussey
est une réussite. On mesure dans ce film la grandeur de ces acteurs encore inégalés. Le film est bien sûr un hymne à Katharine Hepburn, qui confère à Tracy Lord sa morgue, sa fougue et sa fragilité maladroite. James Stewart, en journaliste sans vraies convictions, qui se laisse embarquer dans le tourbillon Hepburn, est parfait. Cary Grant quant à lui, fait de Dexter Haven un parfait retors romantique, prêt à presque tout pour récupérer la femme qu’il aime et a toujours aimé. N’oublions pas cependant les seconds rôles, qui tous ont leur importance. Virginia Weidler en petite soeur saoûlante est une excellente incarnation de l’adage qui dit que la vérité sort de la bouche des enfants. La famille Lord en général (père, mère et oncle) donne un aperçu du contexte qui explique les réactions de Tracy. Quant à Ruth Hussey, son interprétation de Liz Umbrie, patiente, dure et pas tout à fait résignée, est le parfait contrepoint au manque de constance de James Stewart.
En bref comme en détail, ce film est à voir, à revoir, et même à re-revoir, en bon(d) public ou en critique averti, sans disctinction.
|