puce articlePretty Woman
article du 24 novembre 2003

USA - 1990
Réalisation : Garry Marshall
Avec : Julia Roberts (Vivian), Richard Gere (Edward), Ralph Bellamy (James ’Jim’ Morse), Jason Alexander (Philip ’Phil’ Stuckey), Laura San Giacomo (Kit De Luca), Hector Elizondo (Bernard ’Barney’ Thompson)

Treize ans. Treize ans que ce film est sorti. Treize ans que je le considère comme l’un des plus beaux films de ma vie. Il repassait ce soir à la télé...et voilà enfin une excuse pour le passer au crible du Bond Public.

Tentons de remettre les choses dans le contexte. Il y a treize ans, j’étais étudiante à Paris. Les Champs Elysées étaient alors le théâtre de mes sorties cinématographiques (ce qui d’ailleurs n’a pas changé). Pretty Woman est sorti, grand battage médiatique, découverte de Julia Roberts. Je me vois encore... J’ai vu ce film cinq (oui, 5) fois dans la même semaine. J’ai même triché et suis restée pour deux séances d’affilée. Depuis, je l’ai enregistré, acheté (seule ou presque VHS de ma VHS-othèque en édition originale). Je le connais par coeur en anglais, et pas trop mal en français. Mais alors, par coeur. En regardant la version française ce soir, je me suis surprise à doubler les acteurs à voix haute. La question reste entière, pourquoi donc aime-je tant ce film ? Tentons une approche critique.

SCENARIO : On ne peut pas faire plus hollywoodien. Tous les ingrédients sont là. Un peu de glauque (Vivian et Kit dans la discothèque, les maqueraux, la fin peu heureuse de certaines des "copines"), un peu de glamour (la scène d’ouverture dans le Beverly Hills tel qu’on l’imagine, chic et désabusé, le match de polo, l’opéra à San Francisco), un peu de méchanceté(le personnage de Stuckey est parfait pour cet aspect de l’histoire), un peu de bon sentiments (l’amitié de Vivian et Kit, le pathétique mais craquant Monsieur Morse) et beaucoup d’amour... Malgré le rassemblement de tous ces clichés, Marshall s’en sort bien. Le ton est donné dès le début du film, où un homme traverse la rue en criant à qui veut l’entendre : " Welcome to Hollywood ! Everybody comes to Hollywood got a dream. What’s your dream ? What’s your dream ?". Le décor est planté. On est à Hollywood, que demander de plus ? Rien. Tous ces ingrédients sont utilisés pour une recette qui fonctionne parfaitement. Jamais trop glauque, ni trop méchant, ni trop glamour, ni trop gluant de bons sentiments, juste assez. Un dosage parfait, saupoudré d’un humour omniprésent qui est sans aucun doute le liant sans lequel ce film ne serait qu’un autre blockbuster.

ACTEURS/PERSONNAGES : Pretty Woman a révélé Julia Roberts, qui avait pourtant tourné auparavant ce que je considère comme l’un de ses plus beaux films, Steel Magnolias. Il faut avouer qu’elle crève l’écran dans Pretty Woman. Dès le moment où elle se lève à l’hôtel, ayant laissé tomber sa perruque pendant la nuit, on ne voit plus qu’elle. Vivian est de plus un personnage tout en nuances, entre dureté et fragilité, qui permet à Julia Roberts de donner toute l’étendue de son talent. Richard Gere, en Edward désabusé, est parfait. Il manie l’évolution de son personnage avec retenue, sans jamais tomber dans la caricature. Les personnages secondaires, bien que très secondaires, sont eux aussi fabuleux. Hector Elizondo en "Barney" cool est le parfait mentor d’une Vivian qui se cherche. Jason Alexander, en Stuckey bouffi de pouvoir et de vulgarité est le méchant idéal. Laura San Giacomo, en prostituée un peu paumée, fait de Kit un personnage haut en couleur et en émotion. Bref, rien à redire au casting.

Voilà, vous l’aurez compris, Pretty Woman est la preuve ultime (s’il était encore besoin de le prouver) que je suis bon(d) public jusqu’à la moelle. Peut-être est-ce la part d’enfant en moi, qui veut encore croire aux contes de fées...




Résumé : Edward Lewis, financier implacable, rencontre sur Hollywood Boulevard Vivian Ward, qui fait le trottoir. Il l’embarque dans sa voiture, sans se rendre compte que c’est elle qui va l’embarquer dans la vie. Conte de fées.
Vous voulez réagir à cet article ? le forum, c'est
© notafish 2002-2010 - site hébergé par ouvatonlogo ouvaton
ce site est publié grâce à spip logo spip